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La
volière
Elle
doit se situer dans un emplacement calme au fond du jardin
et orientée Est-Ouest pour bénéficier
d'un ensoleillement maximum et protéger les oiseaux
du vent. Il faut laisser une partie couverte pour l'abri,
mais surtout laisser une partie découverte pour que
les oiseaux puissent se mettre sous la pluie. Les palombes
adorent cela. La volière est fermée par du grillage
dit "de poulailler", renforçé au sol
par un enfouissement sur plusieurs dizaines de centimètres
pour se prémunir des prédateurs, voire même
une petite murette bétonnée.
Cette volière doit être constituée d'au
moins deux parties distinctes : une pour les adultes reproducteurs,
et l'autre pour les jeunes. Il vaut mieux séparer les
couples entre eux, et certains chasseurs construisent autant
de séparations qu'ils ont de couples.
Les dimensions sont assez importantes pour conserver un climat
de confiance et de proximité entre les oiseux et le
chasseur : il faudra prévoir au total 4 à 5
mètres de longueur pour 1m50 de large et 1m80 de haut.
La volière comportera assez de perchoirs dont certains
seront à l'abri et d'autres placés sous la partie
qui est au jour. On installera bien sûr assez d'abreuvoirs
et d'agrainoirs, si possible en hauteur pour ne pas attirer
les rongeurs.
Emprisonner
un arbre dans la volière est assez joli mais déconseillé,
les oiseaux prenant assez vite l'habitude de se percher haut
et de se méfier rapidement de l'éleveur, alors
qu'ils lui mangeaient dans la main peu de temps auparavant.
Il
est très important de conserver un contact régulier
avec les palombes dont la méfiance et l'esprit sauvage
peuvent rapidement reprendre le dessus. Le but étant
rappelons-le d'avoir des oiseaux extrèmement dociles
et faciles à manipuler pendant la saison de chasse.
Des palombes qui tapent dans le grillage dès qu'elles
aperçoivent le chasseur ne feront que leur abîmer
le plumage et seront d'autant plus difficiles à manipuler
les matins de chasse car elle ne supporteront plus le contact
de l'homme. Il faut les habituer à venir manger dans
la main, et conserver cette faible distance avec l'homme le
plus longtemps et le plus régulièrement possible.
C'est essentiel et indispensable.
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