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Au tir au vol page 1 page 2 page 3 photos
 
Les palombes, pour aller hiverner sur la péninsule ibérique, doivent passer les Pyrénées. Elles empruntent les cols les plus bas, là où c'est le plus facile, et quand les vents sont les plus porteurs.

C'est là que les attendent des lignes de chasseurs de tir au vol.
Les cols sont situés pour une grande majorité au Pays-basque tout comme les pantières.

Les chasseurs sont cachés dans des postes de tir à demi enterrés, fabriqués en bois pour la plupart, en briques ou pierres pour d'autres mais toujours peints en vert et camouflés à la fougère pour tenter de se fondre avec la couleur naturelle de la crête du col et passer ainsi inaperçus aux yeux des palombes.

Ils attendent les palombes, les yeux rivés sur l'horizon pour détecter le moindre indice de la présence d'un vol en approche.
Elles arrivent, les chasseurs se préparent et attendent le coup de sifflet qui donnera l'ordre de tir. Ils se sont imposés cette règle pour laisser "rentrer le vol", les palombes de fin de vol étant toujours plus basses, et tirées trop tôt tout le vol fera demi-tour pour redescendre dans la vallée. Les laisser rentrer assurera que celles de fin de vol seront quand même tentées de suivre les premières qui sont passées. Ne voulant pas se séparer, elles passeront toutes. Cela assure aussi que tous les postes à distance pourront tirer.

Le passage est dépendant à 100% des conditions météo. Les palombes ne passeront que si les cols sont dégagés, que le vent est porteur et non de face. Bien sûr, on nous racontera des jours de folie où les palombes étant restées bloquées par le brouillard pendant plusieurs jours dans la vallée passeront toutes à la moindre éclaircie, même si le vent est de face, poussées par l'impulsion migratoire.
On nous a raconté même que certaines arrivant contre le vent à flirter avec les crêtes et faisant du sur place tellement le vent est fort se sont posées au sol et sont passées "à pattes" !