Rapport de baguage 2004

publié le Dimanche 22 Août 2004

Répartition des causes d'échec

publié le Dimanche 22 Août 2004

Répartition des causes d'échec

 

Fig. 9 : répartition des échecs selon les stades ; incubation (noir), élevage (gris), stade inconnu (hachuré).

En attribuant au moins 50% des échecs à un stade inconnu à la catégorie « incubation », on obtient un taux d'échec (Fig. 9) pendant la couvaison oscillant entre 44% (P. colombin) et 55% (T. des bois). On observe donc un léger tassement des échecs sur œufs par rapport aux 2 dernières années. En conformité avec les données bibliographiques, le P. colombin reste l'espèce présentant le plus fort taux d'échec pendant l'élevage.

Alors que l'ensemble des résultats liés au succès reproducteur frappent essentiellement par leur forte stabilité et leur similarité avec les précédentes années, il en va un peu différemment avec la distribution des causes d'échec (Fig. 10 et 11).

Chez le P. ramier, on note pendant l'incubation un recul des échecs liés à la prédation des œufs, au « profit » des échecs par abandon. La tendance est similaire pendant l'élevage, sans toutefois que le recul des échecs par prédation des poussins profite à une catégorie particulière. Dans le cas du P. colombin, les abandons d'œufs déclinent en faveur de causes habituellement plus marginales (chute des œufs, destruction du nid…), l'importance de la prédation des œufs restant inchangée. En revanche pendant l'élevage, la prédation sur poussins recule très nettement, la majorité des échecs correspondant alors à des nids où les poussins sont trouvés morts mais intacts. Chez la T. turque, net recul également de la prédation sur œufs, remplacée par les causes plus annexes (chute, destruction…), tandis que les causes d'échec pendant l'élevage reproduisent presque à l'identique les chiffres de 2003.

C'est la T. des bois qui présente les plus fortes différences avec 2003 : pendant l'incubation, les échecs par prédation restent majoritaires, mais décroissent au profit des abandons. Pendant l'élevage, la prédation sur poussins, très importante en 2003, s'effondre en 2004. Ce recul spectaculaire est cependant à considérer avec prudence car beaucoup d'échecs pendant ce stade ont été classifiés en « cause inconnue ». On voit toutefois que les échecs par chute des poussins ou destructions des nids ont augmenté significativement.

En conclusion, on note que de manière générale chez toutes les espèces suivies, les échecs par abandon, ainsi que par chute des œufs ou poussins et par destruction ont augmenté significativement. Il est probable que la série de tempêtes et d'intempéries survenues à la fin du printemps (juin) dans la partie nord du pays a joué un rôle dans ces résultats. Les vagues d'échec provoquées par ces aléas météorologiques ont été constatés par de nombreux bagueurs à cette époque.

Figure 10 et 11  :Répartition (en %) des principales causes d'échec pendant l'incubation (à gauche) et l'élevage (à droite)