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Message original de jean-paul13 05 Déjà lu 2 707 fois avant vous
Posté le: Lundi 04 Mars 2019 à 07:59
Titre: Récits de chasse
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Réponse de jean-paul13 01 n° 31/35
Posté le: Vendredi 10 Mai 2019 à 09:26
Titre: RE: Récits de chasse

Même pas été censuré pour mon roman, pourtant je te jure que le passage est plutôt chaud, je dirais même plus... torride ! Mais comme j'allie le c.. et la poésie... et oui, ça existe... des chasseurs écrivains ou écrivains chasseurs il n'y en a pas des masses, des écrivains qui racontent une partie chaude avec poésie, c'est pas plus courant non plus...

Pour vous servir, meseigneurs !

en Saint Hubert

a+

 

Réponse de jean-paul13 03 n° 32/35
Posté le: Vendredi 10 Mai 2019 à 17:29
Titre: RE: Récits de chasse

voilà une petite partie de la suite....

 

 - Non, Toine, s’il te plaît, je voudrais voir un gros solitaire monter une laie. Je te le promets, alors on le fera ensemble ! En même temps qu’eux...Ce sera formidable, la communion avec la nature !

 C’est ainsi que les deux amoureux ont passé ensemble de longs moments d’affût, deux fois, trois fois par semaine, puis presque chaque jour pendant des semaines et des semaines, à s’embrasser, à s’aimer chastement.

C’est ainsi que le Toine a vu beaucoup de grands gibiers sans jamais pouvoir tirer, des chevreuils, des biches, des renards : par promesse pour sa belle.

Un gros solitaire aussi qui a passé son temps à le narguer, « et si c’est ce gros porc qui montera un jour une laie devant nous ! » pense-t-il…

 Adeline est aux anges, elle se fait désirer en belle « allumeuse » tous les jours un peu plus, en qualité d’écologiste elle communie avec la nature et permet à de nombreuses « grosses bêtes » d’avoir la vie sauve.

 Heureusement, l’époque du rut aux sangliers approche… cette année la glandée est opulente et doit favoriser une période de rut plus estivale, avec un peu de chance… l’affaire pourra être bientôt conclue. Il en est temps, le Toine n’en peut plus.

 Au dernier affût de Novembre, il s’en est fallu d’un cheveu.

Toine a mis sa carabine en sécurité, posée au coin du mirador, à quoi bon ?

 Comme à l’accoutumée maintenant, Adeline est collée tout contre Toine, plus chaudement vêtue qu’aux premiers affûts bien sûr, mais de plus en plus désirable… et désirée.

Ils ont pris l’habitude tous les deux des longs silences voués à l’écoute des animaux, l’habitude de voir le gros solitaire sortir de la forêt, les écoutes tendues, le groin humant les effluves avec de plus en plus d’insistance, puis vermiller nonchalamment… mais de laie…point !

Sauf que ce soir le gros cochon se retourne d’un coup, lève haut la hure, grommelle un « rouf » autoritaire, et court littéralement au seuil noir de la forêt qu’il vient de quitter, entre dans l’obscur et - à entendre la courte chevauchée suivie de bruits aigus -, nul doute que le cochon est en train de faire son affaire…

 Excité au paroxysme le Toine met les deux mains sur les fesses froides d’Adeline et commence à descendre sa culotte…

 - Toine, on avait dit qu’il faut les voir faire, et qu’on fera ensemble, mon chéri, je t’en prie, c’est mieux…

Adeline a tôt fait de remonter sa culotte le long de ses grandes jambes, laissant le Toine essoufflé, rouge sang, il reprend en main sa carabine et commence à descendre l’échelle…

 - Attends-moi Toine, je suis sûre que ce sera pour bientôt, aller viens, ne te fâche pas… on a encore le temps, on se rattrapera…

 A quelques cent pas de là, le gros sanglier qui a laissé la truie pleine de sa fougue voit les deux petites ombres s’éloigner dans la nuit, main dans la main, avec la plus grande ombre qui porte le long d’elle la grande canne qui fait peur et qui crache le feu.

 Et puis ce qui devait arriver, arriva.

.../... pour la suite, des récits de chasse, de la rigolade et plus !

pour passer commande du roman de chasse "Toine des garrigues" mon tel    06 81 86 59 60 Merci 

a+

jp

Réponse de jean-paul13 00 n° 33/35
Posté le: Jeudi 13 Juin 2019 à 18:04
Titre: une belle cagagne...

Été 1975

République Populaire du Congo- Rien d'une République, rien de Populaire non plus : régime dictatorial avec une couche de paraffine type communiste chinois. ça allait si bien que... c'était couvre feu tous les soirs. A l'époque le pays voisin était en guerre civile, l'Angola. Le Congo voulait bien récupérer du coup le territoire, on voyait régulièrement des chars montés sur les trains aller en direction de l'Angola. Le congo payait aussi des mercenaires pour faire la guerre là bas, l'un d'entre eux habitait Loubomo, c'était un hollandais, une armoire à glaces, ivre mort du matin au soir... sauf quand il partait en mission avec des bandes...

On habitait Loubomo, petit village, pas loin, le soir en tendant l'oreille on entendait l'artillerie lourde quand ça pétait. La plupart du temps c'était calme.

Avec Albert, notre " boy", on allait chasser à proximité sans problème, autant en ville il fallait faire gaffe de ne pas traîner trop tard, autant sorti en campagne il n'y avait pas de problème. On allait pas si loin tirer les pigeons verts.

Mais pour Albert, il fallait aller à la forêt du Mayombe, du côté de l'Angola. Parce que là bas on trouvait de belles compagnies de " pétards"... j'ai vite compris ce que c'était lors de notre première partie de chasse en forêt du Mayombe. Mon père nous laissait l'après midi à quelques kilomêtres, on filait tout droit en forêt, on y restait 2 jours et il nous attendait au lieu de rendez vous, le jour j+2, à l'heure H. A l'époque il n'y avait pas de portable, il ne fallait pas rater le rendez vous sous peine de revenir à pieds... la nuit sous couvre feu! 

C'était notre troisième chasse au Mayombe... c'était aussi ma troisième " pintade" de la journée, mal tirée, qui avait dévalé la colline pour se casser la figure en bas. Du coup, je m'étais bien éloigné d'Albert qui était à 2 collines de là.

Mais il y a eu un sacré souci... une colonne de militaires déboule droit vers moi, à sa tête le hollandais. Juste le temps de m'aplatir dans les " watitis", en forêt équatoriale avec la végétation tu peux bien te cacher si tu ne bouges pas... ils sont passés à pas 10 mètres. sûr que s'ils m'avaient vu ils m'auraient criblé de balles avant même de dire un mot, on était en zone de guerre ! 

C'est la plus grande peur de ma vie, j'y ai repensé mille fois. j'avais 16 ans, ça aurait pu s’arrêter là.

J'ai revu le hollandais à Loubomo, je lui ai raconté, il n'a pas sourcillé, il m'a fait comprendre que vu les circonstances si la troupe m'avait vu, je ne serai pas là pour lui raconter.

On est vite parti du Mayombe, sans plus attendre avec Albert. C'est vrai l'artillerie lourde a donné toute la nuit, nous on dégageait vers Loubomo. On est arrivé la nuit, passant de quartier en quartier, Albert connaissait par coeur. A la maison mon père n'a pas bien compris, Albert lui a dit qu'on avait assez chassé comme ça, on avait assez de " pétards".

Ce que j'ai eu du mal à expliquer, c'est que mon pantalon ne sentait pas la rose...

Réponse de Banitcho 01 n° 34/35
Posté le: Dimanche 16 Juin 2019 à 00:06
Titre: RE: Récits de chasse

La grande époque de la gecamine, et des virees a pointe noire a aller peter un cabinet.....rdc, rwanda, ouganda..souvenirs douloureux avec mes " amis belges" qu on appellait " les flamands roses" a cause des coups de soleil. Le monde est petit...chuuuut.

Réponse de jean-paul13 00 n° 35/35
Posté le: Dimanche 16 Juin 2019 à 06:47
Titre: RE: Récits de chasse

C'est pas possible, on s'est suivi dans la vie sans le savoir... Villeneuve, maintenant le congo brazza...

Oui, les belges étaient nombreux et à Loubomo on avait une colonie d'allemands qui géraient une scierie, la plupart des anciens nazis !!! ils faisaient la paire avec les belges, de savrées saouleries !!! Pointe noire je n'ai fait qu'y passer plusieurs fois. Mon père était employé des chemins de fer, je ne te dis pas le nombre de déraillements sur la ligne qui allait à Pointe Noire... un sacré bordel !

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